Et ce fut le début de quelque chose de nouveau.
Qui pour une fois, bousculait mon quotidien un peu trop lustré, où je m'engluais, prostrée dans l'éternité magnifique d'un présent absolument figé.
Je réapprend à me fondre dans la masse dont paradoxalement je tente de m'extirper grâce au talent que je souhaiterais posséder, mais la confrontation n'est-elle pas la plus belle façon d'avancer ? Toujours naïvement accrochée à cette façade joviale de ma narcissique personne, j'essaie d'apparaître d'une manière proche de la réalité, celle que j'effleure alors que les jours passent & que je me construit en boitillant. Et je saisis l'occasion merveilleuse d'éviter les erreurs commises il n'y a pas si longtemps au nom de la coolitude adolescente.
Pendant ce temps, les jours raccourcissent.
La photo c'est Robert Franck.
Le tout premier sujet d'arts plastique que j'ai fait lorsque j'ai posé mes pieds tremblants au lycée en seconde avait pour support imposé cette photo. Le thème c'était "la peur". Ça veut tout dire & rien en même temps. Si ce n'est qu'en histoire de la photo ce matin j'ai eu un relent ridicule d'émotions contradictoire, accessoirement composé de bouffées de nostalgie, de tristesse mélancolique, de vagues remerciements entre autres.